Tu as été lumière

Le soleil s'est levé, un l'oiseau a chanté,
Le ciel devenu bleu a réveillé nos yeux,
Le chevreuil, les lapins, ont couru sous les pins.
Mais ils ne sont plus là, je les oublie déjà.

Un orage a grondé, la nuit s'est avancée,
Un éclair a jailli, le tonnerre m'a surpris,
Le vent a affolé les feuilles qui jouaient.
Mais peu à peu déjà j'oublie aussi cela.

Il y a eu le silence, mystérieux et dense,
Que l'on voudrait comprendre, où l'on voudrait surprendre
Les arbres se parler ou la rivière pleurer.
Mais je suis loin d'ici et j'oublie tout ceci.

Et comme le soleil, tu as été lumière,
Et comme cet orage, tu as été tonnerre,
Et comme le silence, tu as été mystère,
Et tu es loin de moi mais je ne t'oublie pas.

François de Ferrière
Septembre 1993

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