La valse des poussières

La valse des poussières, sur un air solitaire,
Emporte dans les airs les mendiants de la terre.
Paillettes sans lumière, en spirale populaire,
Elle tourne à la manière d'un cordon de misère.

Elle enfle et s'accélère tout autour de la terre
Puisant à cœur ouvert sa force rudimentaire
Par familles entières en chaînes solidaires
Dans les plaines austères et les villes chimères.

Le tourbillon géant du monde inexistant
Sans colère ni argent devient assez puissant
Pour rompre les diamants et les cristaux d'argent
Dans les temples fervents à la foi des régents.

Le jour se lève à peine quand mon rêve s'achève.
Je m'éveille et me lève, n'était-ce vraiment qu'un rêve ?
Ce rêve de misère me brise comme du verre
La valse des poussières m'emporte sur un air
Solidaire.

François de Ferrière
Septembre 2009

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